Rappel – génocide du Rwanda :

Rappel : Jacques MOREL « La France au cœur du génocide des Tutsi », chapitre 34, page 1209 et suivantes :

« Peut-on poursuivre des dirigeants français pour génocide au Rwanda ? … Quels chefs d’incrimination ? »Des Français, dirigeants politiques, hauts fonctionnaires, diplomates et militaires, peuvent être mis en cause pour complicité de génocide des Tutsi du Rwanda en raison des actes suivants commis en 1994 :

1. Adhésion et soutien à une idéologie raciale ou ethniste qui a amené à commettre le génocide.

2. Assimilation des personnes identifiées comme Tutsi à des ennemis du Rwanda donc de la France.

3. Connaissance de l’intention et de la préparation d’un génocide depuis octobre 1990.

4. Tolérance vis-à-vis des rafles, pogroms, massacres organisés par l’Etat rwandais et des groupes proches du président Habyarimana de 1990 à 1994.

5. Violation des accords de paix d’Arusha d’août 1993 par des livraisons d’armes et le maintien de la présence, ouverte ou camouflée, de troupes françaises.

6. Participation à la préparation d’un génocide, par le maintien de l’immatriculation ethnique sur les cartes d’identité, par l’entraînement et l’armement de la garde présidentielle, d’unités d’élite de l’armée rwandaise et de milices, par l’organisation de l’autodéfense civile, son armement et son entraînement. Légitimation de cette autodéfense civile ou ou populaire en tant qu’arme de dissuasion vis-à-vis des Tutsi de l’extérieur représentés par le FPR, consistant à menacer celui-ci d’éliminer tous les Tutsi de l’intérieur s’il reprenait le combat.

7. Non-assistance à personne en danger lors des assassinats des ministres et personnalités de l’opposition, à partir du 7 avril, en particulier lors de la traque du Premier ministre, Agathe Uwilingiyimana qui demeurait à moins de 300 mètres de l’ambassade de France. Absence de condamnation de ces meurtres.

8. Le 7 avril, des officiers français, en position de conseillers des chefs militaires rwandais n’empêchent pas ceux-ci de tirer avec des armes fournies par la France sur les Casques bleus belges. Ils assistent sans s’y opposer au lynchage de 10 d’entre eux par des militaires rwandais, persuadés qu’ils étaient les auteurs de l’attentat contre le président Habyarimana, comme une voix l’affirmait quand des Belges téléphonaient à l’ambassade de France.

9. Participation de l’ambassadeur de France à la formation du gouvernement intérimaire rwandais issu du coup d’état du 7 avril 1994 (GIR).

10. Reconnaissance et soutien de ce gouvernement jusqu’à sa déroute, alors qu’il est l’organisateur du génocide des Tutsi.

11. Alors que le 8 avril, les dirigeants français savent que le génocide des Tutsi a commencé, ils ne saisissent pas les instances de l’ONU, conformément à l’article 8 de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide.

12. Lors de l’opération Amaryllis d’évacuation des étrangers, du 9 au 14 avril 1994, non-assistance à personnes en danger.

13. Lors de l’opération Amaryllis d’évacuation des étrangers, du 9 au 14 avril 1994, évacuation des concepteurs du plan d’extermination des Tutsi, dont Agathe Habyarimana et Ferdinand Nahimana.

14. Connivence avec les auteurs des massacres dès le début du génocide, en particulier avec la garde présidentielle, le bataillon paras-commando et le bataillon de reconnaissance.

15. Lors de l’opération Amaryllis d’évacuation des étrangers, du 9 au 14 avril 1994, refus de coopérer avec les troupes de l’ONU (MINUAR) et les troupes belges (opération Silver Back) pour arrêter les massacres, alors que les dirigeants français savent que le plan d’élimination des Tutsi du Rwanda est engagé et que la France a adhéré à la Convention pour la prévention et la répression de crime de génocide.

16. Vote au Conseil de sécurité de l’ONU de la diminution des effectifs de la MINUAR le 21 avril laissant le champ libre aux tueurs.

17. Le représentant permanent de la France au Conseil de sécurité de l’ONU fait obstacle à toute déclaration qui reconnaîtrait que le gouvernement intérimaire exécute le génocide des Tutsi. Il soutient le représentant de ce gouvernement qui siège à ce Conseil durant tout le génocide.

18. Pendant le génocide des Tutsi, accueil, le 27 avril à l’Elysée et à Matignon, du ministre des Affaires étrangères du gouvernement qui organise le génocide et du principal idéologue, qui lança le slogan « Tubatsembatsembe » (« Exterminons les Tutsi »).

19. Soutien au Gouvernement intérimaire rwandais sur la scène internationale, en particulier à l’ONU.

20. Pendant le génocide des Tutsi, absence de mise en demeure au Gouvernement intérimaire rwandais d’arrêter les massacres exécutés sous sa responsabilité.

21. Pendant le génocide des Tutsi, fourniture d’armes, de munitions et de matériels aux Forces armées rwandaises par l’entremise du ministère de la Coopération, alors que celles-ci participent au génocide et approvisionnent en armes et munitions la gendarmerie, la police, les milices et l’organisation de l’autodéfense populaire qui accomplissent le « travail » d’exécution systématique des Tutsi. Contournement de l’embargo sur les fournitures d’armes décidé par le Conseil de sécurité de l’ONU.

22. Pendant le génocide des Tutsi, la France considère qu’il s’agit d’une guerre entre les Tutsi soutenus par l’Ouganda et le gouvernement légal hutu. Elle ne cesse de demander un cessez-le-feu entre le Gouvernement intérimaire rwandais qui organise ce génocide et le FPR, qui en pourchasse les tueurs [et met fin concrêtement au génocide].

23. Lors de l’opération humanitaire autorisée par la résolution 929 de l’ONU, sous chapitre VII, alors que le génocide des Tutsi est officiellement reconnu le 28 juin, la France tente de soutenir militairement le Gouvernement intérimaire rwandais et les Forces armées rwandaises (FAR) qui organisent et exécutent le génocide.

24. Lors de l’opération humanitaire autorisée par la résolution 929 de l’ONU, sous chapitre VII, alors que le génocide est officiellement reconnu le 28 juin, la France constitue une zone humanitaire dont elle interdit militairement l’entrée au FPR. Ainsi mis à l’abri, les assassins ont pu s’y regrouper, continuer leur « travail » puis partir au Zaîre, non sans avoir tout pillé et mis à sac.

25. Lors de l’opération humanitaire autorisée par la résolution 929 de l’ONU, sous chapitre VII, alors que le génocide est officiellement reconnu le 28 juin, pas de désarmement des assassins.

26. Lors de l’opération humanitaire autorisée par la résolution 929 de l’ONU, sous chapitre VII, alors que le génocide est officiellement reconnu le 28 juin, les militaires français laissent faire des massacres de Tutsi et protègent les assassins.

27. Lors de l’opération humanitaire autorisée par la résolution 929 de l’ONU, sous chapitre VII, alors que le génocide est officiellement reconnu le 28 juin, pas d’arrestations des organisateurs et exécutants présumés du génocide, en violation de l’article VI de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide.

28. Lors de l’opération humanitaire autorisée par la résolution 929 de l’ONU, sous chapitre VII, alors que le génocide est officiellement reconnu le 28 juin, protection des assassins en fuite vers le Zaïre.

29. Lors de l’opération humanitaire autorisée par la résolution 929 de l’ONU, sous chapitre VII, alors que le génocide est officiellement reconnu le 28 juin, non-assistance à personne en danger.

30. Lors de l’opération humanitaire autorisée par la résolution 929 de l’ONU, sous chapitre VII, alors que le génocide est officiellement reconnu le 28 juin, les militaires français ne font pas taire les radios qui appellent à l’éradication des Tutsi.

31. Lors de l’opération humanitaire autorisée par la résolution 929 de l’ONU, sous chapitre VII, alors que le génocide est officiellement reconnu le 28 juin, les militaires français ne s’opposent pas au gouvernement intérimaire rwandais, à son administration, son armée, ses milices, ses radios, qui forcent à l’exode au Zaïre une grande partie de la population, menant ainsi des dizaines de milliers de personnes à la mort [et mettant en place le génocide du Kivu, dernier volet du génocide : le nord-Kivu faisait partie à l’origine du Rwanda selon Jacques MOREL].

32. Après la formation du nouveau gouvernement le 19 juillet à Kigali, tentative de blocage de l’aide européenne et internationale au Rwanda exsangue.

33. Aide à la reconstitution de l’Etat génocidaire et au réarmement de son armée et de ses milices dans les camps. Celui-ci entrave le retour des exilés et mène des raids de terreur au Rwanda jusqu’en 1998.

34. Propagation de la guerre au Zaïre.

35. Accueil en France et protection d’auteurs et d’organisateurs présumés du génocide.

36. Campagne d’information en France et instruction judiciaire accréditant contre toute évidence, la thèse que le FPR est l’auteur de l’attentat contre l’avion d’Habyarimana et qu’il est responsable du génocide des Tutsi. Dissimulation des résultats de l’enquête faite par les militaires français sur le lieu de la chute de l’avion, ainsi que des pièces à conviction qu’ils ont prélevées. »

On pourrait rajouter : assassinat de GROSSOUVRE (cf Thierry DESJARDINS pour GROSSOUVRE et BEREGOVOY) après appel de celui-ci à MOBUTU pour qu’il ne prenne pas l’avion, ce qui qualifie le rôle de dirigeants français dans l’attentat. Il y a un invariant fonctionnel systémique de type BOUSQUET, assassiné un mois après GROSSOUVRE.

Chaque Française, chaque Français, qui ne veut pas être complice, façon autruche, de Vichy 2 le retour en pire, doit acheter et lire (et se forger une intime conviction comme un juré de cour d’assises) « La France au coeur du génocide des Tutsi » de Jacques MOREL.

C’EST L’EMPRISE COLOSSALE ET LETALE (ASSASSINATS), STALINIENNE (voir HERRIOT et l’HOLODOMOR), DE L’ETOUFFEMENT DES RITUELS PEDOCRIMINELS LETAUX ET BARBARES, D’ALEGRE A OUTREAU, DU MASSACRE DES APPELES PROLETAIRES DE MOURMELON ET DU GENOCIDE DU RWANDA QUI QUALIFIE LE TOTALITARISME FRANCAIS ET L’ETAT D’ALERTE ROUGE.

« … Ceux qui savent noient le poisson en permanence… » Dominique LORENTZ « Une guerre » page 53
« … La vérité arrive toujours bonne dernière et fort tard parce qu’elle a pour guide un boîteux qui est le temps » Balthasar GRACIAN « L’homme de cour »


Rwanda – « Ancien officier de la Force d’action rapide, alors intégré dans la Légion étrangère avec le grade de capitaine, Guillaume Ancel a récemment déclaré dans la presse que l’opération Turquoise, officiellement présentée comme « humanitaire », avait clairement été une opération offensive contre les rebelles du FPR (Front patriotique rwandais). Selon Guillaume Ancel, des frappes aériennes avaient initialement été programmées contre l’avancée du FPR, mettant ainsi la France dans une position de soutien du gouvernement génocidaire en déroute. L’ancien officier (auteur d’un livre à clés : « Vents sombres sur le lac Kivu ») explique également que dans la deuxième quinzaine de juillet 1994, des dizaines de milliers d’armes ont été livrées dans les camps du Zaïre par les militaires français aux Forces armées rwandaises (FAR) impliquées dans le génocide. Un témoignage susceptible de relancer les questions sur le rôle de la France au Rwanda, à cette époque. » Source : France Inter sur le web.

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